Aller au contenu
Accueil » Actualités » Face aux tentatives d’intimidation au CHIVA : la solidarité syndicale fait bloc !

Face aux tentatives d’intimidation au CHIVA : la solidarité syndicale fait bloc !

  • par

Lundi 8 juin dernier, un cap inacceptable a été franchi dans l’offensive contre le syndicalisme de lutte en Ariège. Quatre de nos camarades, élus et représentants CGT au Centre Hospitalier Intercommunal des Vallées de l’Ariège (CHIVA) — Virginie Fachon, Sandrine Prax, Grégory Bonis et Manuel Tellez —, ont été convoqués et entendus pendant près de trois heures par les enquêteurs de la gendarmerie de Pamiers. Cette procédure, qui fait suite à des plaintes déposées par la direction de l’établissement pour un prétendu « harcèlement », constitue une grossière manœuvre de criminalisation de l’action syndicale. L’Union Locale CGT de Foix Haute-Ariège dénonce avec la plus grande fermeté cette tentative d’étouffer la contestation et réaffirme son soutien indéfectible à ces militants.

Face à cette agression patronale, la riposte collective et la solidarité de classe ont été immédiates. Dès le matin du rassemblement, les abords de la gendarmerie se sont teintés de rouge et de jaune. Venus de toute l’Ariège et de la Haute-Garonne, des militants de multiples syndicats, des représentants de l’Union Départementale CGT 09, de la fédération de la Santé et de l’Action Sociale, ainsi que de nombreux agents du CHIVA se sont massés pour faire rempart de leurs corps et de leurs voix. Ce puissant élan de fraternité syndicale a rappelé une règle fondamentale de notre organisation : lorsqu’un militant de la CGT est attaqué dans l’exercice de son mandat, c’est l’ensemble de la CGT qui se lève et fait front.

Ce que la direction du CHIVA cherche à punir, c’est l’efficacité même de la stratégie revendicative portée par notre syndicat. Nos camarades n’ont fait que leur travail de représentants du personnel : défendre les agents, exiger le respect de leurs droits constitutionnels, dénoncer la dégradation continue des conditions de travail et exiger les moyens nécessaires à un service public hospitalier digne de ce nom. Alors que l’établissement traverse une crise profonde, marquée par une gestion managériale brutale, des plannings modifiés à la dernière minute et un recours massif à la précarisation des contrats, la CGT dérange parce qu’elle met le doigt là où ça fait mal. Prétendre que l’analyse critique de l’organisation du travail et la dénonciation de la souffrance des personnels relèvent du « harcèlement » est une inversion des rôles intolérable. C’est la gestion capitaliste de l’hôpital public qui harcèle et épuise les travailleuses et les travailleurs, pas celles et ceux qui les défendent.

Après trois heures d’une audition subie la tête haute, et accompagnés par Me Stéphane Fabbri du barreau de Foix, nos quatre délégués sont ressortis sous les applaudissements nourris et chaleureux de la foule. Si la direction a tenté de publier un communiqué ambigu pour feindre de tempérer la situation, la réalité de l’attaque reste entière. Mais l’intimidation a échoué. L’Union Locale CGT Foix Haute-Ariège prévient les donneurs d’ordres : l’usage de la force publique pour régler des conflits sociaux ne fera jamais taire la colère légitime des salariés. Plus que jamais, nous restons mobilisés, fiers de la combativité de nos camarades, et déterminés à poursuivre la lutte pour la reconquête de nos droits et la défense de notre outil de travail. La riposte continue !